Info Plus

29 septembre 2015

Quartier Drouot - Quel avenir ?

Quartier Drouot…

Agence Info plus -Quartier Drouot de Mulhouse

Vous trouverez ci-dessous les principales orientations prononcées par le Conseil d'agglomération M2A, vendredi 25 septembre à propos du quartier Drouot. 

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Comme identifié au contrat de ville, M2A retient le quartier Drouot / Jonquilles (parmi d’autres) pour faire l’objet d’un projet de renouvellement urbain cofinancé par l’ANRU.

[…] Il faudra envisager sur Mulhouse une phase transitoire de démolition conséquente sans reconstitution de l’offre ; la reconstitution progressive de cette offre devra être pensée à l’échelle de l’agglomération.

Outre, la diminution du parc social, devra également être étudiée la diminution du parc privé, social de fait, qui accueille les populations les plus pauvres et qui, par un effet d’aspiration, accentue la venue de populations primo-arrivantes de plus en plus précaires, voire illégales, sur Mulhouse. Les parcs pressentis pour la démolition sont ceux qui présentent les dysfonctionnements les plus importants ; les hypothèses de démolition du nouveau Drouot, de la barre Camus aux coteaux […]

L’infrastructure douce et naturelle (dite « verte et bleue ») de Mulhouse doit devenir un puissant intégrateur de toutes les actions développées dans le projet d’agglomération et le NPNRU, en créant du lien entre les quartiers, les sites en devenir (DMC, le quartier Fonderie et son Village Industriel, la ZAC gare…), en décloisonnant les quartiers parfois enclavés ou excentrés (Drouot, Coteaux, Bourtzwiller…), en donnant accès aux services urbains […]

Sur le quartier Drouot (Mulhouse), des actions préalables d’animation et de recréation de la confiance entre habitants et institutions permettront d’établir les conditions nécessaires préalables à tout projet :

  •       L’ouverture d’une Maison de Projet / Maison de Quartier dans le cadre de la mise en place des Conseils citoyens
  •       Un travail exploratoire sur l’analyse des systèmes d’activités à l’œuvre dans le quartier. L’objectif étant d’apporter un regard nouveau sur les logiques de vie des habitants dans cet espace pour préparer la co-construction des projets ;
  •       Dans le cadre de la GUP, l’engagement d’une démarche qualité, bailleur et Ville, visant à donner des réponses systématiques aux demandes de petits travaux exprimés par les habitants ;
  •       Une animation économique conduite par la collectivité, tant sur les articulations possibles du village artisanal avec le quartier, sur le suivi des projets de développement des entreprises présentes (ex : MELFOR), que sur la reconquête de commerces vacants situés en pied d’immeuble du bailleur et la relance du marché de quartier place Hauger
  • La poursuite de la réflexion sur le regroupement des professionnels de santé ;
  •       La mise en place de l’épicerie sociale comme support de lien avec les plus modestes et un Contrat Social Multipartite (expérimentation d’une nouvelle approche collective de l’inclusion sociale) avec les jeunes du quartier. Il est proposé de lancer dans cette première phase l’étude urbaine du quartier en considérant l’hypothèse de démolition du nouveau Drouot.

En outre, un certain nombre de projets, importants pour le quartier pour affirmer l’engagement public, peuvent être lancés sans que cela obère des décisions futures. Il s’agit de la modernisation de l’entreprise d’insertion Repass-Ill, dont les locaux sont la propriété de Mulhouse Habitat ;

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21 janvier 2015

Message de bienvenue à la galette des anciens du quartier Drouot

Chers amis,

Les événements tragiques qui viennent de marquer l’actualité en France pourraient nous faire penser que ce n’est pas le moment de faire la fête

Certes nous tenons à rendre hommage aux victimes innocentes de la barbarie et nous nous associons à ceux qui vont manifester le refus de la violence aujourd’hui à travers toute la France et particulièrement à Paris.

Mais il ne faut pas nous replier sur nous-mêmes, avoir peur et nourrir des sentiments de haine. Ce serait donner raison aux assassins.

Au contraire, plus que jamais il faut nous ouvrir aux autres, favoriser la convivialité, exprimer notre liberté, avoir confiance… La galette des anciens c’est tout cela. En répondant à notre invitation vous montrez que l’amitié, la solidarité, et la joie des retrouvailles sont plus forts que tout.

Ayons enfin une pensée toute spéciale pour Hélène qui nous a quittés la veille de Noël. Elle nous manque cruellement. La meilleure façon de lui rendre hommage c’est de vivre aujourd’hui à sa manière : privilégier la rencontre et le partage, être attentif à l’autre en toute simplicité et dévouement.

Bonne année à vous tous !

Merci à vous tous qui êtes venus, merci à tous les bénévoles qui ont contribué à l’organisation de cette galette des anciens.

26 octobre 2014

Démocratie Un débat de haut vol pour ouvrir le forum

L’Alsace

samedi 25 octobre 2014 par Édouard Cousin

Démocratie Un débat de haut vol pour ouvrir le forum

Le forum Libération « Mulhouse, c’est vous ! » a débuté hier matin dans la grande salle de la Filature par un débat de grande qualité entre la ministre de la Justice Christiane Taubira et le philosophe Alain Finkielkraut.

Christiane Taubira et Alain Finkielkraut
Animé par Laurent Joffrin, le débat sur le thème « réinventer la démocratie » a opposé le philosophe Alain Finkielkraut et la ministre de la Justice Christiane Taubira, en ouverture du forum Libé, hier matin.Photo L’Alsace/ Animé par Laurent Joffrin, le débat sur le thème « réinventer la démocratie » a opposé le philosophe Alain Finkielkraut et la ministre de la Justice Christiane Taubira, en ouverture du forum Libé, hier matin.Photo L’Alsace/

Qu’allait-il donc donner, ce fameux forum Libé, annoncé à grands coups de com’municipale, par encore ouvert que déjà critiqué pour son coût pour la collectivité, avec ses plateaux taillés sur mesure pour faire du buzz sur les réseaux sociaux ?

Le premier débat – et le plus sulfureux – hier matin, a mis tout le monde d’accord. La confrontation, pendant une bonne heure, entre la ministre de la Justice Christiane Taubira et le philosophe Alain Finkielkraut a été un moment de très haute tenue. Loin de s’écharper, les deux protagonistes ont débattu – évidemment – mais de manière courtoise et respectueuse face à une grande salle de la Filature qui affichait complet et qui a goûté avec un bonheur certain la qualité des échanges.

Thème de ce premier débat du jour : « réinventer la démocratie ». Le philosophe a commencé par un constat : « Il y a en France une vraie crise de la démocratie, accompagnée d’un sentiment de dépossession démocratique parmi la population […] Nous vivons dans un monde de flux (financiers, migratoires…) que le politique n’est pas capable d’accompagner. La question est de savoir si le politique est en mesure de reprendre la main ». Christiane Taubira a d’abord abondé dans le sens de son contradicteur : « La démocratie va mal et les politiques en sont en partie responsables […] L’enjeu est de savoir comment restituer au peuple le pouvoir dont il se sent dépossédé. »

Ne pas se réfugier dans le déjà-vu mais oser le jamais vu

À défaut d’un consensus, et même si quelques points de convergence ont pu être trouvés sur la démocratie, les questions clivantes n’ont pas manqué. « Il existe, en France, des territoires perdus par la République. Des endroits où des comportements de haine se manifestent. Des insultes telles que sale Français, sale juif, tout cela existe », a martelé Alain Finkielkraut. La ministre de la Justice, elle, a parlé d’amour ! « Les sociétés sont plurielles. On n’empêchera pas les gens de se rencontrer et de s’aimer ! La question, c’est comment nous vivons ensemble. »

La question de la politique, de la gauche et de la droite, est revenue à plusieurs reprises sur le tapis. L’occasion d’aborder le Front national. « Il ne faut surtout pas banaliser le discours du FN. Il revient à la gauche de s’emparer de cette question et de ne pas rester en retrait » , a estimé l’auteur de La Défaite de la pensée. « Partout, nous constatons des analogies avec la France des années 30. La tendance est de se réfugier dans le déjà-vu plutôt que dans le jamais vu. Face à cette situation, il convient de faire face. De ne pas se tourner vers le déni. Nous sommes tous tenus de faire un grand effort de lucidité, de clairvoyance. » La garde des Sceaux a complété : « On n’a jamais raison d’avoir peur et le déni est une faiblesse, souvent une lâcheté […] On a toujours tort de ne pas livrer bataille », a-t-elle estimé. Mais, selon elle, « c’est faux de dire que la France est un peuple de la peur, du repli ». Faisant référence aux Lumières, à la Déclaration universelle des droits de l’homme, Christiane Taubira a complété : « Nous devons reprendre conscience que nous sommes capables de construire, collectivement, des réponses à la crise de la démocratie. »

On a toujours tort de ne pas livrer bataille

Après une première interruption provoquée par un opposant à la prison de Lutterbach resté, étonnamment, assez longtemps seul face aux débatteurs avant d’être prié de quitter la scène par les représentants de la force publique, le débat s’est terminé par une dernière joute verbale cette fois entre Alain Finkielkraut et, dans la salle, l’élue municipale d’opposition Europe écologie Les Verts Djamila Sonzogni.

La première journée du forum Libé s’est ensuite poursuivie avec d’autres intervenants de qualité : l’homme politique Daniel Cohn-Bendit, l’écrivain Alexandre Jardin, l’ancien directeur de campagne de Barack Obama… En somme du beau monde. La suite aujourd’hui, à la Filature, pour continuer de « construire la ville de demain » comme le propose le slogan du forum.

08 juillet 2014

Sommaire Tonic Magazine juillet-août

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04 mai 2014

Sommaire Tonic Magazine mois de mai

Sommaire Tonic 1 mai 2014

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01 novembre 2013

MULHOUSE L'esprit d'une ville

MULOUSE L'esprit d'une ville

S'il est un événement à ne pas manquer, un cadeau qui ne peut faire que plaisir à chacune et chacun qui aime ou qui veut découvrir Mulhouse,  le coup de cœur par excellence… c’est le livre d’André Heckendorn  « MULHOUSE, l’esprit d’une ville »  À mettre entre toutes les mains sans exception. André Heckendorn,  c’est la référence pour connaitre sa Ville ! Une qualité d’écriture agréable et à la portée de tous que les lectrices et lecteurs sauront apprécier. André Heckendorn, nous propose un beau et grand voyage au travers l’histoire passionnante et singulière d’une ville « Mulhouse ».      

Pourquoi ce livre ?

À travers son livre, André Heckendorn veut apporter aux Mulhousiens les clés pour comprendre l’histoire mystérieuse et secrète de leur ville ; pour connaître les personnages qui ont forgé l’esprit de cette ville, à nulle autre pareille ; enfin, pour s’approprier les ingrédients du fameux « modèle mulhousien ».

L’auteur, Mulhousien de toujours et amoureux de sa ville, a voulu combler une lacune : mettre enfin l’histoire de cette ville à la portée de tous, en écrivant dans un langage « grand public », tout en respectant la rigueur historique, attestée par la liste, en fin d’ouvrage, de toutes les sources consultées.

Emmanuel Vandelle, directeur des Editions du Belvédère ne s’y est pas trompé en confiant à l’auteur la réalisation de cet ouvrage, qui s’intègre dans une nouvelle collection « L’esprit d’un territoire ».

Georges Bischoff, historien alsacien de renon, professeur à l’Unité de formation et de recherche des sciences historiques de l’Université de Strasbourg, a honoré l’ouvrage d’une riche préface.

70 chapitres pour comprendre l’histoire de Mulhouse

Le nom de Mulhouse, « la maison du moulin », renvoie d’abord à la légende fondatrice : la fille du meunier, amoureuse d’un guerrier blessé, serait la maman des premiers Mulhousiens.

Jamais trouvé, le premier moulin a sans doute fonctionné, au bord de l’Ill, en des temps lointains. L’archéologie nous a en effet apporté la preuve de la présence de cultivateurs, dès l’âge de pierre, sur les collines entourant le marécage formé par le confluent de l’Ill et de la Doller.

Quand et pourquoi le petit bourg, qui s’est formé petit à petit autour du moulin, est-il sorti de la pénombre de l’histoire ? Pourquoi des empereurs du Saint Empire romain germanique se sont-ils intéressés à ce site peu glorieux ? Comment les habitants de « Mülhausen » sont-ils devenus des bourgeois, à la fois travailleurs et organisés, mais surtout avides de liberté ?

Pourquoi ont-ils adhéré à la Réforme, dès le début du XVIe siècle, en s’alliant au même moment aux treize cantons helvétiques ? Pourquoi des manufactures de toiles imprimées se sont-elles créées à Mulhouse à partir de 1746 ? Pourquoi Mulhouse s’est-elle réunie à la France en 1798 ?

Comment est-elle devenue, dès 1828, la « capitale de l’industrie française » ? Pourquoi les « Herrenfabrikanten », protestants et francs-maçons, ont-ils développé de multiples œuvres philanthropiques ? Comment Mulhouse a-t-elle traversé les annexions de 1871 et 1940 ? Pourquoi Mulhouse a-t-elle perdu ses usines, dont il ne reste que quelques vestiges ?

Mulhouse, l’esprit d’une ville répond à toutes ces questions et à bien d’autres.

Abondamment illustré de vues souvent inédites, 208 pages, couverture cartonnée avec jaquette, ce livre est en vente dans les librairies de Mulhouse et de la région.

À ne pas manquer !


André Heckendorn, né à Mulhouse en 1943, poursuit ses études à Mulhouse et à la Faculté de Droit de Strasbourg. Il accomplit toute sa carrière à la Mairie de Mulhouse, qu’il quitte en 2000, en tant que secrétaire général adjoint. Il consacre sa retraite à l’histoire et au patrimoine de sa ville, en oeuvrant activement dans différentes associations et institutions. Auteur de « Mulhouse, une ville, trois maires » en 2002 et coordinateur de l’équipe de rédaction des « Rues de Mulhouse – histoire et patrimoine » en 2007 ; co-directeur de « Trésors d’archéologie » avec Joël Delaine et Muriel Roth-Zehner en 2011 : co-auteur avec Bernard Fischbach de « Mulhouse de A à Z » en 2011.

Légende couverture : le choix de l’Hôtel de Ville (© Olivier Heckendorn) est triplement symbolique : la roue du moulin, au cœur des armoiries de la ville depuis toujours ; le lieu du pouvoir municipal depuis 1431 ; le drapeau français, représentation de la réunion à la France en 1798.

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28 octobre 2013

Article magazine Tonic /mai 2013/- Centre socioculturel du quartier Drouot...

Centre socioculturel du quartier Drouot

Centre socioculturel du quartier Drouot à Mulhouse quoi de neuf ?

Ouvrir le champ des possibles, telle pourrait-être la définition, la vocation d’un centre socioculturel. Celui du quartier Drouot a connu quelques remous ces dernier temps. Depuis quelques semaines, il semble qu’il y a du nouveau. Pour mieux suivre et comprendre l’histoire du centre socioculturel du quartier Drouot (après la MJC), un petit récapitulatif  s’impose.  

Dans la soirée du 14 décembre 2010, l'Assemblée Générale Constitutive de l'Association du Centre Social et Culturel Drouot-Barbanègre Europe-Bassin-Nordfeld, à lieu, et cela après plus d’un an de réflexion avec différents partenaires (habitants, associations, Ville de Mulhouse), le tout chapoté par l’Union Départementale des Centres Sociaux et Socioculturels du Haut-Rhin (UDCSC 68) et le Centre de ressources des centres sociaux de Mulhouse (Cerem). À l’issue des votes, c’est dans une ambiance  insurrectionnelle qu'a eu lieu le dépouillement sur soupçons de tricheries. La police municipale de la ville avait dû être appelée à la rescousse pour récupérer la misérable boite à chaussure qui avait servie d’urne et dans laquelle les butins de votes avaient été remis après leur comptabilisation.

Tour à tour ils jettent

l’éponge

Le 17 janvier 2011, les membres du Conseil d’administration de l’association élisent un bureau avec pour Président, Philippe Barrillon (Il faut reconnaitre que les personnes ne se sont pas bousculées pour intégrer le bureau de cette nouvelle association).

Le 5 novembre 2011 a lieu l’inauguration en grande pompe (avec élus et tout et tout) du nouveau nom et logo du Centre Social et Culturel «Les Rives ».

Le 30 janvier 2012, un Conseil d’administration extraordinaire est convoqué par le bureau de l’association « Les Rives » avec pour  question posée aux membres du CA : Êtes-vous pour ou contre la séparation d’avec le Directeur ? Une majorité vote pour(pas l’unanimité). Le directeur du Centre socioculturel est licencié. Courant du mois d’avril 2012, le président du Centre socioculturel « Les Rives » démissionne à son tour, avec plusieurs autres membres du bureau. Curieusement, la majorité des personnes qui restent sont celles qui ont voté contre ou se sont abstenues sur le licenciement du directeur du Centre socioculturel. Le vice-président de l’association, Philippe Pierrel -un homme plein de bonnes volontés - prend la présidence par intérim de l’association. L’ambiance régnante est suffocante pour ne pas dire délétère. Le président démissionnaire a laissé un bordel sans nom derrière lui et cela notamment en ayant promis des postes d’animateurs à de nombreux habitants pour acheter leurs consciences et surtout leur docilité. Dans le même registre, il a divisé l’équipe d’animation comme jamais. Sa gestion a été une catastrophe, un véritable échec.  Le défi pour remettre de l’ordre dans ce désordre est confié à une chargée de mission recruté pour l’occasion au courant du mois de mai 2012, et jusque début août 2012. Son constat est sans appel (c’est le bordel à tous les niveaux !). Sa relation avec les habitants et notamment avec les familles est des plus exécrables et les rancœurs ne font que monter d’un cran supplémentaire.

L’équipe d’animation en place est laminée. Le 1er octobre le vice-président Philippe Pierrel, impuissant et écœuré après avoir essayé vainement de remettre de l’ordre, jette l’éponge et démissionne du Conseil d’administration. Le trésorier de l’association, André Bushenrieder reprend la présidence.

Fermeture temporaire

des locaux

Le 18 octobre 2012, à la suite de nombreuses nouvelles incivilités, le personnel dans sa majorité décide d’exercer son droit de retrait pour dénoncer le danger et alerter les autorités publiques de la situation. Une réunion du Conseil d’administration de l’association « Les Rives » est convoquée de toute urgence pour le 19 octobre 2012. En attendant les locaux du centre resteront fermés.

Le 19 octobre 2012, une décision collégiale est prise par tous les participants au Conseil d’administration. La fermeture temporaire des locaux du Centre socioculturel.  Cependant, des activités sont tout de mêmes maintenues pour les familles et les plus jeunes, hors les murs du Centre socioculturel, jusqu’au 22 décembre 2012. À partir de cette date, le personnel est convié à rester chez lui avec, chaque semaine une réunion pour faire le point sur l’évolution de la situation.

Faute de projet, le 1 janvier 2013, la structure du Centre socioculturel Drouot n’est plus couverte par l’Agrément CAF. Cette décision n’est pas tombée par hasard, le Président de la CAF avait averti les administrateurs de l’association, à de nombreuses reprises, qu’il fallait rédiger un nouveau projet avec les habitants et se mettre en conformité administrative sur différents points avec les statuts de l’association.

Entre temps l’Union Départementale des Centres Sociaux et Socioculturels du Haut-Rhin (UDCSC 68) et le Centre de ressources des centres sociaux de Mulhouse (Cerem) ont été mandatés par la Ville pour gérer les affaires courantes et trouver des solutions alternatives. Il fait admettre que l’UDCSC 68, le CEREM, et la CAF ont été très réactifs pour ne pas laisser s’envenimer davantage la situation et construire une réponse alternative à la fermeture du Centre socioculturel.

Écrire un nouveau projet avec les habitants et

les partenaires

Le 25 mars 2013, François Coste nouveau chargé de mission (spécialisé dans le lancement-relance des structures socioculturelles) est embauché pour une période de 6 mois, par l’Union Départementale des Centres Sociaux et Socioculturels du Haut-Rhin (UDCSC 68) et le Centre de ressources des centres sociaux de Mulhouse (Cerem) qui sont désormais en charge du dossier du Centre socioculturel du quartier Drouot. L’association « Les Rives » étant est en cessation de payement. La mission de François Coste est de mener une réflexion en dressant un diagnostic sur une potentielle préfiguration à une nouvelle structure socioculturelle dans le quartier Drouot et de mettre en place avec des salariés la repris quelques animations dans le quartier et surtout d’écrire avec les habitants et les partenaires un nouveau projet de développement social pour une nouvelle structure qui pourra être un Centre socioculturel, ou plus légèrement une maison des initiatives… Il est indéniable que l’éducation populaire est indispensable dans ce quartier Mulhouse (5013 habitants, chiffre du recensement de 1999). Celle-ci doit permettre aux habitants dans leurs diversités et leurs richesses de s’émanciper de grandir ensemble, réfléchir et agir pour leur quartier en y mettant leurs espérances et leurs énergies.

Les habitants sont impatients de revoir des animations dans le quartier. L’itinéraire singulier de ce Centre socioculturel a été pour le moins tortueux, gageons que son avenir soit désormais plus radieux et que chacune et chacun prennent la mesure de l’enjeu.

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Trois semaines plus tard, François Coste, le chargé de mission pour une préfiguration à une nouvelle structure socioculturelle dans le quartier Drouot claque la porte et c'est Patrick Puledda qui est chargé de mener la réflexion sur l'ouverture d'une structure culturelle dans le quartier Drouot.